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Événement

avril 14, 2026

La Ligue organise un séminaire parlementaire et juridique international pour mettre en garde contre la législation sur l'exécution des prisonniers

La Ligue organise un séminaire parlementaire et juridique international pour mettre en garde contre la législation sur l'exécution des prisonniers

La Ligue des parlementaires pour Al-Quds et la Palestine a tenu un séminaire parlementaire et juridique international en langue anglaise pour discuter de la gravité de l'approbation par la Knesset israélienne d'une loi visant à exécuter les prisonniers palestiniens. L'événement s'est déroulé sous le titre : « Législation de la mort : la loi de l'occupation pour l'exécution des prisonniers palestiniens... un crime de guerre sous un habit parlementaire ».

Le séminaire, modéré par M. Syed Ibrahim Syed Noh, membre du comité exécutif de la Ligue, a vu la participation de M. Hamid al-Ahmar, président de la Ligue ; Dr Naledi Pandor, ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et présidente de la Fondation Nelson Mandela ; le sénateur Mushahid Hussain, membre du comité exécutif de la Ligue et du Sénat pakistanais ; ainsi que le Dr Anis al-Qasim, chercheur en droit international et expert des affaires palestiniennes.

Les participants ont souligné que cette législation constitue un « crime de guerre sous un habit parlementaire » et une violation flagrante du droit international humanitaire et des conventions de Genève. Ils ont affirmé qu'elle consacre une politique de vengeance et de liquidation physique contre les prisonniers palestiniens, précisant que la loi établit un cadre d'« apartheid législatif » qui dépouille les prisonniers des garanties judiciaires fondamentales et fournit une couverture légale à des meurtres parrainés par l'État, transformant de fait les centres de détention en outils de liquidation massive.

Dans son discours d'ouverture, M. Hamid bin Abdullah al-Ahmar, président de la Ligue, a confirmé que le projet de loi sur l'exécution approuvé par la Knesset israélienne constitue un crime de guerre et une violation flagrante du droit international. Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures immédiates, notamment en exigeant l'abrogation de la loi, en assurant une protection internationale aux Palestiniens, en ouvrant des enquêtes sur les crimes systématiques et en demandant des comptes aux responsables, en plus d'explorer la possibilité de suspendre ou de mettre fin à l'adhésion d'Israël aux instances parlementaires internationales.

Al-Ahmar a ajouté que la législation est un outil de liquidation massive visant à donner une couverture légale à ce qui est, en réalité, un meurtre parrainé par l'État. Il a souligné qu'elle ne peut être séparée du contexte plus large des violations et des crimes de génocide en cours contre le peuple palestinien, appelant l'ONU et les parlements mondiaux à prendre des mesures concrètes dépassant les simples déclarations de condamnation. Ces mesures incluent des pressions pour l'abrogation de la loi, la protection internationale des prisonniers et l'ouverture d'enquêtes indépendantes afin de traduire les responsables devant les tribunaux internationaux.

De son côté, la Dre Naledi Pandor a passé en revue les similitudes entre le système d'apartheid en Afrique du Sud et les politiques israéliennes, expliquant comment la peine de mort a été utilisée comme un outil politique contre les combattants de la liberté dans les deux contextes. Elle a évoqué l'histoire du militant sud-africain Solomon Mahlangu, soulignant que la lutte d'un peuple pour sa liberté ne peut être brisée. Elle a appelé à renforcer la coordination entre les parlementaires progressistes du monde entier pour contrer les politiques israéliennes et remettre en question l'éligibilité d'Israël à participer aux institutions démocratiques internationales.

Pandor a également abordé les principes du mouvement de libération en Afrique du Sud, se référant à ses quatre piliers, et a appelé à leur application au cas palestinien par l'escalade de l'action internationale, l'imposition de sanctions, le renforcement des campagnes de boycott et l'intensification des mouvements populaires mondiaux, tout en soulignant le rôle des Nations Unies dans la lutte contre les violations du droit international.

À son tour, le Dr Anis al-Qasim a présenté une intervention juridique concernant le projet de loi israélien, expliquant qu'il cible les Palestiniens de manière discriminatoire et entre en conflit avec les règles du droit international humanitaire et les conventions internationales, en particulier dans les territoires occupés. Il a appelé à une action internationale de grande envergure, incluant une reconsidération des relations avec Israël, sur la base de l'avis consultatif de 2024 de la Cour internationale de justice concernant la situation à Gaza. Il a également noté que la lutte contre cette loi pourrait être plus efficace via des outils de pression diplomatique et économique plutôt que par les voies judiciaires internationales traditionnelles.

Le sénateur Mushahid Hussain a discuté de l'évolution de l'opinion publique mondiale, pointant du doigt les critiques croissantes envers Israël. Il a proposé la création d'un groupe de travail international pour mener une campagne de mobilisation globale similaire à l'expérience sud-africaine, ciblant les parlementaires et les décideurs à travers des supports de sensibilisation et des campagnes de pression organisées.

En conclusion du séminaire, le Dr Mohammad Makram Balawi, secrétaire général de la Ligue, a présenté une déclaration finale appelant à l'abrogation immédiate de la loi par la pression diplomatique et à l'envoi d'observateurs internationaux dans les centres de détention de prisonniers palestiniens. La déclaration a reçu un large soutien des participants, qui ont souligné la nécessité de passer du stade du discours à l'action pour faire face à cette dangereuse escalade législative.

Le modérateur de la session, M. Syed Ibrahim, a souligné que la responsabilité collective exige de prendre des mesures pratiques urgentes pour contrer cette tendance et protéger les droits du peuple palestinien conformément aux principes du droit international et de la justice humaine.

Dans la déclaration finale, la Ligue a insisté sur le fait que, forte des contributions des intervenants, elle appelle les Nations Unies et les parlements internationaux à prendre des mesures immédiates et concrètes. Cela inclut l'abrogation immédiate de cette loi par une pression diplomatique maximale, l'envoi urgent d'observateurs internationaux dans les centres de détention palestiniens, la conduite d'enquêtes internationales indépendantes sur les crimes de torture et de famine, et la mise en cause des dirigeants de l'occupation devant les tribunaux internationaux.

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